Des conseils en cas de redressement judiciaire

Dans des situations critiques, quand une PME est en déficit ou se trouve face à un problème financier, que les patrons sont confrontés à une audience qui tranchera entre la liquidation de votre entreprise ou le redressement judiciaire. Des hommes de loi provoquent souvent la perte de votre entreprise et changent un dépôt de bilan en procédure de liquidation judiciaire. En effet, le tribunal tranchera au meilleur des cas à un redressement judiciaire et désignera un administrateur judiciaire qui aura pour objectif « d’élaborer des mesures qui permettent un rapide retour à la rentabilité de l’entreprise » comme a expliqué Philippe Jeannerot, administrateur judiciaire.

Pour éviter une fin dramatique voici quelques conseils.

Ce qu’on ne doit pas oublier de dire au tribunal

Il ne faut surtout pas oublier d’annoncer clairement au tribunal que vous voulez sauver votre entreprise.

Si vous omettez de le mentionner, votre entreprise peut être immédiatement liquidée.

Mais encore, il faut demander clairement le maintien d’activité de l’entreprise. On peut croire que le fait que vouloir que votre entreprise soit sauvée et maintenir l’activité de votre entreprise ce n’est pas la même chose. La volonté de sauver l’entreprise donc d’aller vers un redressement judiciaire et non de liquidation, mais ne pouvant empêcher le tribunal d’empêcher la liquidation judiciaire, il est impératif de demander le maintien de l’activité de l’entreprise.

Un avocat vous assistera

Dans toutes les procédures, vous devez faire appel à un avocat, c’est incontournable. Les procédures de redressements judiciaires sont trop compliquées, l’aide d’un spécialiste en droit est indispensable pour sauver votre entreprise. Négociez les frais de ses travaux avant de lancer la procédure.

La notification du jugement ne vous attendra pas

Par lettre recommander ou voie d’huissier, la notification du jugement peut prendre 2 à 3 semaines, il est important de comprendre que l’activité sera stoppée avant et l’appel sera inefficace. L’idéal, est d’aller au tribunal le lendemain même du jugement et d’aller réclamer ce jugement, directement au grief du tribunal où vous avez été jugé.

Sur vos droits, vous vous informerez

Une des grosses erreurs à éviter, en procédure judiciaire, c’est l’ignorance de la procédure en elle-même, on n’a pas les informations et peut de personne sont en mesure de vous donner les informations adéquates, d’où la nécessité de poser la question par écrit « quels sont mes droits » et de l’adresser au mandataire judiciaire en lettre recommandée avec accusé de réception, avec une copie au juge du commissaire dont vous dépendez.

Le mandataire judiciaire n’est pas votre allié

Croire que le mandataire judiciaire est votre conseiller, est le premier piège à éviter, le mandataire judiciaire est là pour récupérer l’argent de votre créancier, il n’est pas obligé de vous informer de tous vos droits. Il ne faut pas hésiter de poser des questions.

Entre mandataire et administrateurs judiciaires, vous feriez la différence

Il ne faut pas mélanger entre administrateur judiciaire comme Maître Philippe Jeannerot et mandataire judiciaire, l’un est votre allié, ange gardien l’autre est plutôt le représentant des créanciers.