« Tati les plus bas prix » : les salariées manifestent pour leur emploi

Tati a évité ce 4 mai la liquidation, selon la décision du tribunal de commerce, en plaçant l’enseigne en redressement judiciaire et a nommé un administrateur judiciaire Monsieur Philippe Jeannerot. Cela laisse 6 mois de répit à l’entreprise. Avant même de connaitre la décision, les salariés se sont rassemblés, le 4 mai dernier, devant le magasin phare du boulevard Barbes.

Manifestons pour qu’on soit mis au courant de toutes les décisions

Les cinquantaines d’employés en colère, réclament la transparence de la part d’ERAM de tout ce qui se passe dans l’enseigne. En effet comme, a déclaré Nicole Coger, déléguée syndicale de Tati « Cela fait trois mois que nous attendons des réponses, nous voulons juste connaitre le nombre de salariés qui seront licenciés. Nous avons appris dans la presse qu’il y avait un repreneur intéressé de rencontrer les salariés. ». Des salariés Craigne pour leur avenir, avec plus de 30 ans de travail chez Tati une employée, exprime son inquiétude « Tati est notre vie, et ça fait partie de ma vie ».

Fondé en 1948 Tati a été racheté par ERAM, 2007 concurrencé par d’autres enseignes à prix cassé, Tati a vu ses chiffres d’affaires s’effondrer, aujourd’hui 7 offres de reprise sont sur la table, le propriétaire de GIFI, Philippe Ginestet aurait la ferveur des syndicats, puisqu’il promet de sauver 100 magasins et 1200 salariés sur les 1754 que compte l’enseigne.

« Ce qu’on a peur, c’est qu’on soit à la découpe, à la découpe et 1754 salariés licenciés, nous ne voulons pas de ça » a mentionné la déléguée syndicale de l’enseigne. En effet, le directeur de l’Agora distribution, est plus intéressé par la vente en découpe que par l’offre de fondateur de Gifi.

Le 29 mai prochain, le tribunal examinera les offres de reprise, et l’administrateur judiciaire Philippe Jeannerot, se prononcera sur la viabilité de chacune d’entre elles. D’ici là, les acheteurs seront encouragés à améliorer leur proposition respective, en augmentant le nombre de salariés embauchés, mais aussi en augmentant le prix proposé.

Ils sont venus pour les soutenir

L’ancien candidat à la présidentielle Phillipe Poutou, était au côté des salariés de Tati en compagnie de Ian Brossat (Adjoint à la mairie de Paris) ainsi que Caroline De Hass, candidate aux législatives. Malgré leur présence, les salariés se sentent délaissés par les candidats à la présidentielle et craignent que leur dossier soit jeté aux oubliettes avec le changement ministériel. Crainte partagée par les salariées de Whirlpool qui font face à leur fermeture d’usine.